JUIN 2026 | Interview avec Vincent Duluc, journaliste de L’Équipe
À la demande de TV Asahi, j’ai été chargé d’organiser une interview avec l’un des plus grands journalistes de football français afin de recueillir son analyse de l’équipe nationale japonaise.
Le reportage devait être diffusé dès le lendemain dans un journal télévisé. Il fallait donc, dans un délai très court, identifier un interlocuteur, organiser l’entretien, mener l’interview en français et traduire les propos retenus pour le montage.
J’ai commencé par établir une liste de journalistes français susceptibles d’intervenir. La plupart ne rendent pas leurs coordonnées publiques, ce qui m’a conduit à effectuer des recherches approfondies et à prendre contact via différents canaux, notamment les réseaux sociaux. Finalement, Vincent Duluc, journaliste à L’Équipe, a accepté avec enthousiasme de participer à l’interview.
À cette période, il couvrait l’équipe de France à Boston pour la Coupe du monde. L’organisation de l’entretien a donc nécessité une coordination tenant compte du décalage horaire entre le Japon et les États-Unis. Le jour de l’interview, j’ai conduit l’échange en français autour des thèmes souhaités par la rédaction : les qualités de l’équipe du Japon, les joueurs à suivre, les perspectives avant le match contre le Brésil et le regard porté par la presse française sur cette sélection.
Cette mission ne consistait pas uniquement à assurer une interprétation consécutive. Mon rôle était également de conduire l’entretien de manière fluide afin d’obtenir les réactions recherchées par l’équipe de production. À l’issue de l’interview, j’ai traduit les extraits retenus pour leur diffusion dans le journal télévisé du soir.
Cette mission comprenait notamment :
recherche et prise de contact avec le journaliste ;
coordination de l’entretien, y compris la gestion du décalage horaire ;
conduite de l’interview en français ;
traduction des commentaires destinés à la diffusion télévisée.
À mes yeux, le travail d’interprète ne commence pas toujours avec les mots. Il consiste aussi à identifier les bons interlocuteurs, instaurer une relation de confiance et créer les conditions permettant à un échange d’avoir lieu. Cette dimension de coordination fait pleinement partie de l’accompagnement que je propose dans les projets internationaux.